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La perte du poids peut devenir une ANOREXIE ?

En quête d’une silhouette parfaite, beaucoup d’entre nous font recours à différentes solutions visant la perte de poids, sauf que cela risque de diverger parfois vers une crise d’anorexie. En France, l’anorexie touche aux alentours de 70 000 adolescentes et jeunes femmes âgées de 15 à 25 ans chaque année, et possède le taux de mortalité par suicide le plus haut de tous les troubles psychiatriques.

Qu’est ce que l’anorexie ?

L’anorexie est un trouble de comportement alimentaire qui se traduit par un refus de se nourrir et une perte d’appétit. Constamment insatisfaite de sa silhouette, une personne atteinte d’anorexie mentale a tendance à se voir plus grosse qu’elle ne l’est réellement et cherche donc à maigrir encore et encore.

Symptômes

  •  Fortes restrictions alimentaires.
  •  Troubles de la perception de l’image du corps.
  •  Baisse du poids jusqu’à 50% du poids initial dans les cas extrêmes.
  •  Une hausse des activités sportives.
  •  La prise de médicaments laxatifs, de coupe-faim.
  •  Crise de boulimie.
  •  Vomissements provoqués.
  •  Absence de confiance en soi.

Conséquences

  •  Perte de cheveux 
  •  Absence de règles (aménorrhée prolongée – au-delà de 3 mois) 
  •  Diathèses hémorragiques  
  •  Déshydratation 
  •  Chute de tension
  •  Sensation permanente de froid 
  •  Excès de fatigue 
  •  Malaises 
  •  Constipations…

Traitement

La première chose à savoir est qu’on ne traite pas une anorexie, mais une personne anorexique. Idéalement, le cas de chaque anorexique est évalué au cours de différentes consultations et discuté par l’ensemble des intervenants (le médecin traitant, un médecin interniste, un(e) psychologue psychothérapeute, un(e) psychiatre, une diététicienne). Dans le cas d’une maladie chronique grave, les nutriments peuvent être apportés par intraveineuse si le patient reste dans un milieu médicalisé. Pour les personnes souffrant d’anorexie mentale, des antidépresseurs peuvent être prescrits afin de soigner le trouble psychique pour redonner de nouveau de l’appétit.

Le recours à la psychiatrie est incontournable, et les thérapies familiales sont fortement recommandées en raison du jeune âge de nombreuses patientes. Cependant, pour les jeunes femmes qui ont dépassé le stade de l’adolescence, ou pour des patientes présentant des symptômes légers, la thérapie comportementale et cognitive donne de bons résultats.

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